Persuadée que la médecine et les médecins étaient au service de l’homme, j'ai l'impression avoir été au service de la médecine....
et me demande ce que HIPPOCRATE, dirait sur notre système de santé aujourd'hui (voir le serment d'Hippocrate en bas de page)
Une sensation de colère m'habite encore contre les attitudes d'autodestruction, le manque de respect des signes de mon physique. Au lieu de mettre mes habitues en question, je me suis laisser abusée par la médecine et servir comme un sujet à faire tourner l'économie.
Mais à qui la faute?
A l'ignorance, aux illusions, obéissance, croyances, idées, faiblesses, au temps, au rythme de vie, aux manipulations, à la pression sociale, à l'éducation, aux idées sur la vie, la maladie aux peurs de vivre, de perdre ou de mourir, au manque de confiance en la vie même et à mes facultés d'y faire face autrement...????
A chaque instant
l’image de mon physique, son dépendance,
les conséquences des opérations et traitements
me rappellent les faiblesses, les limites de la médecine moderne
les effets secondaires des médicaments et l’efficacité limitée, passager, qui pompaient mon énergie.
Petit à petit, je perdais l’intérêt des choses et ne me reconnaissais plus "comme moi".
Ma mémoire « jouait des tours » et j’ai oublié de plus en plus les choses. Ma crainte était « de perdre ma tête » et de rester prisonnière dans un état « bizarre » dû aux effets secondaires des médicaments.
Globalement, je perdais mon énergie et ma force physique s'affaiblissait de plus en plus.
Pendant ma lutte contre la maladie et ses conséquences, je comptais obtenir les solutions de guérison, surtout des autres et accepté les traitements, même ceux que j'ai vécu comme de "l'acharnement".
Ils m’ont appris à faire la différence, entre une intervention qui fait mal, mais pour un mieux et ceux qui rendaient mon physique plus souffrant – quelques médecins avaient toujours raison et s'exerçaient avec insistance.
Par crainte de certaines regards des blouses blanches, j’ai laissé faire. J'ai ainsi donnais un pouvoir sur la maladie et ma personne à autrui. Mais pendant longtemps, la responsabilité sur la manière de retrouver ma santé était pour moi "évident" une "affaire «des autres: De ceux qui savent « pour mon bien ».....
L'illusion
Mon illusion était de croire: que la médecin peut Tout guérir, a une réponse a TOUT - c'était un leurre pour moi.
A travers mes circonstances, je prends conscience, que je dos apprendre m'écouter, à devenir plus critique avec ce "qu'on" me propose, surtout sentir et reconnaitre par moi-même ce qui m'aide, est bon, juste pour moi - scientifiquement prouvé ou pas.
La médecine qui soigne mon corps au niveau du physique est parfois indispensable, irremplaçable et dans l'urgence, grâce à des moyens rapides et techniques, peut sauver des vies - je le reconnais.
Dans mon cas, elle a surtout guéri mes illusions que je me suis faite sur elle.
J'apprends à me battre pour ma santé, la vie et finir la lutte contre la maladie, que j'ai vécu comme une agression physique
lutter Contre est pour moi l'expression du refus de l'instant présent, contre ce qui m'est destiné. Je deviens ma propre victime quand je fuis dans des illusions. Elles me font souffrir d'avantage dans une réalité qui EST et ne peut être changé
lutter Pour est l'acceptation ou l'intégration d'une situation « comme si je l'avais choisi ». J'ouvre la porte à ma créativité, une liberté d'y agir, d'y évoluer, m'ouvre à l'inconnu, une confiance prend racine, celle de « savoir » que je peux « en faire quelques chose ». Je me sens moins impuissante.
Je remercie
les médecins, qui comme dernierremède, peuvent offrir de la compassion, reconnaître leurs limites et celles de la médecine, mais aussi pour ceux qui m'accueil comme une personne et non pas seulement comme une diagnostique.
je crains ces médecins
qui dans leurs blouses blanches oublient qui sont au service de l'humanité et qui ont mal à dire" et reconnaître les limites.
Ceux qui donne des prédictions sur l’issu et l’avenir d’une maladie et donne le temps à vivre.
Ceux qui ne peuvent admettre l’erreur ou l'assumer et sortent comme dernière arme, l'arrogance ou l'humiliation " qui fait taire" le patient, peut-être dans le souci premier, Pouvoir préserver la blouse blanche.
Mais ces médecines que je crains,
peut-être ont-ils besoins que je les plaints de leur propre inhumanité, à l'égard d'eux mêmes?
J'a été conditionnée médecinemoderne car elle avait toujours une réponse, une ordonnance et je croyais qu'elle avait aussi seule La solutionqui pouvait me guérir.
La médecine moderne, par son efficacité, sa, rapidité et son succès était un piège pour moi en tant que valide, en pleine carrière professionnelle:
Les médicaments ont soulagé mes douleurs et ainsi j'ai pu rester rentable et intégrée dans une société pour qui la maladie, mon incapacité de travailler fait plutôt tâche.
La facilité de soin que la médecine moderne peut m'offrir pour "masquer" ou diminuer certaines douleurs chroniques, m'évitait de mettre en doute mes habitudes et ma personne
La médecine moderne m'a donné la sensation avoir été matérialisée, disséquée en morceaux de chair et os, en une hernie discale, vésicule biliaire, sans âme....être seulement un dossier numéroté.
Les médecines a surtout guéri mes illusions et mes attentes que j'ai eu sur elle.Elle m'a offerte le meilleur: un confort parfois passagèrement, mais elle m'a rendu le pire, un corps handicapé et mes douleurs en profondeur
Même si la médecine peut prolonger ou sauver des vies, dans mon cas elle a rendu la mienne difficile.
SERMENT D’HIPPOCRATE
Serment d’Hippocrate proposé par l’Ordre national des Médecins
Révision 1996
"Au moment d’être admis(e) à exercer la médecine, je promets et je jure d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité. Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux. Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité.
Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l’humanité. J’informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences. Je ne tromperai jamais leur confiance et n’exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences. Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire.
Admis(e) dans l’intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront confiés. Reçu(e) à l’intérieur des maisons, je respecterai les secrets des foyers et ma conduite ne servira pas à corrompre les moeurs. Je ferai tout pour soulager les souffrance. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément. Je préserverai l’indépendance nécessaire à l’accomplissement de ma mission. Je n’entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés. J’apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu’à leurs familles dans l’adversité. Que les hommes et mes confrères m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré(e) et méprisé(e) si j’y manque."