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Vouloir me battre contre la maladie et mon handicap s'est avéré être un combat contre moi-même. Derrière la maladie se cachent mes vraies douleurs. Les approcher est un moyen de soulager la maladie, de la porter au lieu d'en être victime.

Devant l'impuissance de la médecine, je réalise que ma santé est aussi un processus  qui vient de l'intérieur.

Même si mon physique ne peut être guéri, je peux me sentir globalement en santé

Par des efforts et recherche vers l'harmonie
entre mon physique, mental, esprit je reconnais que le bienEtre  n'est pas un état "acquis" mais sujet à faire évoluer.

Vivre la vie pour ce qu'elle EST, reconnaitre ce qui ne peut être changer, changer ce qui peut l'être est le chemin le plus difficile. Cela demande aussi que le regard ne cherche pas à positiver une situation ou à s'yécraser sous le négatif.

La tendance de créer un monde pour me sentir exister est un piège qui fait tourner en rond dans une mare des impossibles. 

Fuir la réalité semble être un "moyen" de se perdre dans des illusions et de cultiver un moi qui s'invente, quand la réalité est trop dur à accepter. Mais ainsi, je pense être l'auteur de mes propres souffrances qui entre la douleur et le plaisir, les idées fausses et croyances cherche à s’en sortir.
Ces conflits peuvent me rendre d'avantage malade que le diagnostique de la maladie même.

La maladie peut paraitre comme un adversaire, au fond elle est une alliée de ma santé.

La maladie est aussi l'expression d'un désaccord, d'un manque de respect. Elle m'éduque à l'honnêteté, se montre sans pitié et s'exprime d'avantage quand je ne respect pas ses prescriptions.

A travers ma vie pliée en deux, je découvre que:

Je ne suis pas mon hernie discale, ni ma vésicule biliaire, ni ma dépression........
mais une nature faite de corps-esprit-mental

(Photo-valorisation 2006)



Ma santé est la sensation naturelle, d'absence de refus, de résistance et de peur de renoncer au JE qui s'oppose à CE QUI EST 
Elle est libéré de tensions, de réactions rebelles, de conformisme ou défenseur de mes a-prioris
Elle est une attitude de vie: Entretenir, établir et mettre en cohérence corps-esprit-mental. Accepter mes dualités, mes torsions intérieures pour y voir plus clair et me redresser intérieurement

Ma santé n’est pas un état acquis ou conquis.  Elle ne signifie pas: absence de douleurs, mais reconnaissance de la douleur et observation de mes stratégies pour les éviter.

Améliorer ma santé est possible, si j'accorde la place au "mal-être". Un duel entre ce qui est et ce que je voudrai qu'il soit.
Dans quelle mesure le bien ou le mal est-il en lien avec mon être ?

Je crois que c’est accepter que chaque instant de ma vie comporte mort et renaissance. Chaque arrêt de vie ou écart est utile pour prendre conscience de  ma propre voie de continuation.

Rien ne paraît se perdre, tout se transformer. Un constat qui me rend confiante et l'énergie de continuer à libérer mon mal ou bien-être moral des dépendances extérieures.

Ma vie est un apprentissage, un exercice d'équilibre.

Elle est compréhension, prise de conscience de mes regards, attitudes, recherche de lumière dans mes ombres et derrière mes apparences.

Un RETOUR vers le respect de soi pour le respect des autres. 

Ma récompense est dans la générosité du donner et recevoir.
Aussi dans mes exigences.

Ma vie devient histoire quand je perds le lien avec Soi-même. Elle est le fruit de mes illusions.

Je crois, que toute guerre est à l'intérieur de soi et que le temps de ma vie est destiné à déposer les armes contre moi-même pour faire la paix avec soi-même et les autres.

Toute renonciation est l'abandon de mes illusions. Cela peut faire mal, mais allège le poids de mon existence.


Au nom de mon âme et après 30 ans de loyaux services, j'enterre petit à petit des croyances et idées intériorisées reçues sur la vie et

Je questionne le mode d’emploi qui m’a été destiné. Peut-être avant ma naissance?

Je le croyais acquis, inné, mien.
La vie était « comme cela» - un en-"Faire" pour Réussir.

 "Ainsi", je tenais la route, debout pendant trente trois ans.

Jusqu'au jour, ou je me suis trouvais enterrée sous "des décombres", que j'ai cru miens. Des croyances et idées adoptés sur la vie, dans un rôle pas prévu dans mes scénarios: Handicapée.

(Photo-valorisation 2006)

                                                      Dans quel monde Devais-je vivre,

                                                 pouvais-je Réussir, Devenir maintenant?

                                      Le Devoir m'appelle! L'incapacité de Faire m'empêche!

Confusions!  Mon monde se bousculait, mes points de repères s'invalidaient.

Seul issue, mon canapé!

Devenue étrangère à moi-même, je m'y suis réfugiée avec un dernier jugement : "ainsi, je ne vaux rien" et je plongeais dans un état "à la belle au bois dormant".

C'était un arrêt de vie pour tenter de m'échapper aux difficultés et responsabilités sur ma propre vie.

(Photo-valorisation 2006)

Jusqu'au moment, trop fatiguée de cavaler dans mon ombre, j'ai décidé de me regarder dans le miroir.  

(mon ombre 2007)

                           Au début, les rendez-vous avec ma personne étaient difficiles.

Car je reconnaissais que mes rôles, mes scénarios, et une image d'un corps non identifié.  J'avais plutôt l'habitude de soigner mon apparence.
Je vivais dans la peur de mal-Faire et les soucis de bien-Faire.

Perdue dans ma nouvelle situation, je recherchais le confort dans mes croyances, idées reçues, transfusées et acceptées et valable en tant que j'ai été physiquement valide. 


Je cherchais à rester dans le filet de la nostalgie avec l'unique espoir de redevenir "comme avant" car
En réalité j'avais peur de me rencontrer.

....mais un jour, j’ai commencé à douter des théories, de mes « prises de vue » et « entendu ».

J’ai abandonné l’idée de vouloir comprendre les autres pour me rencontrer par un


Pour comprendre ce que je ne suis pas
reconnaitre le mal que je me suis faite ou donner pour devenir ce que j'ai cru devoir devenir,
Pour permettre ETRE ce que je suis:

j'accepte de souffrir avec ma souffrance. 

Sentir mes douleurs refoulées et reconnaître mes stratégies qui m'ont permis de m'éviter.

J’accueille, les émotions, sens le chagrin, sans me défendre, reste attentive et présente. Observe mes pensées pour démanteler leur pouvoir qu’elles souhaitent exercer sur moi.

Une souffrance non alimentée par mes pensées, s’essouffle d’elle-même et laisse un message, une compréhension qui me renforce dans mon propre essence.

(Photo-valorisation 2003)


J'admets, que  dans ma vulnérabilité réside une force. Ose penser par moi-même et définir les mots comme "bonheur, bien-être, mort, vie, santé, maladie. Les reconnaître et trouver ma propre philosophie de vie.

Le plus difficile pour moi dans cette entreprise est l'expérience avec la patience et l'attente sans espoir.
Cette période est importante pour me mettre en accord avec ce que je suis et éviter de brûler les étapes pour vivre ce que je voudrais être.
Dans le respect de ma propre voie, je suis en lien dans un état d'être avec TOUT et RIEN.

Ma force jaillit de mon silence.
Les faiblesses résident dans mes stratégies de m'éviter et partir dans des illusions

La peur de mon propre silence  ouvre la porte aux illusions, trompe mon mental qui  me faire croire qu'une réalité devrait être autrement. Dans cette illusion, je perds le lien avec la réalité et je me replie.

(Photo-valorisation 2006)

                                                Des rencontres, réussissent parfois à déranger mes  certitudes quand ils touchent l'essentiel, mon cœur

Dans ces moments, mon mental surpris, capitule devant l’ampleur de la sensation de joie qui rempli ma personne entièrement.

Je sens, le retour vers soi, s’est avancé d’un petit Pas.

Nos 2 chats, Pascha et noisette, m’apprennent à rester sereine.

S’ils réalisaient que derrière la porte close, ils pourraient chasser des souris….



Un NON à l'autre peut être un OUI pour soi.

Un NON honnête, avec bienveillance,

témoigne de mon respect pour soi-même et autrui.

 
Un NON est difficile quand j'y projette mes propres peurs

et sensations d'être rejetée

ou de « mal faire ».

(Glacier d'Aletsch 2009)


"On" dit, le parfait n'existe pas.

Pourtant la maladie m'en fait douter.

Il fut un temps, j'aurai tout Fais pour paraître irréprochable, "comme il le faut" par peur du qu'en dira-t-on sur la réputation -  j'ai rencontré  la maladie.
Aujourd'hui, sur le retour vers soi-même, un état d'harmonie entre corps-esprit-mental indépendamment de la situation extérieure, je rencontre qu'en réalité, la vie même est parfaite.

(Photo-valorisation 2003)

Je crois, qu'il n'existe pas un soi unique.

Pour moi
le soi est une "sensation harmonie, cohérence" malgré la réalité.

Il n'a pas un moi, à condamner,

mais à surveiller ses tendances, réflexes ou réactions 

pour ne pas me perdre dans de nouvelles illusions.

(Au coeur de la nature 2005)

La santé ou la maladie, ne sont-elles pas un témoin de la nature, qui elle fonctionne ou répond parfaitement, selon ses propres lois?

            




 

 
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